Arrivé en stage chez SBS en 2016, Théo Voisin est aujourd’hui architecte test junior. En pleine transition entre deux équipes, il s’apprête à rejoindre à temps plein une équipe DevSecOps (développement, sécurité et opérations), où il continuera à travailler sur des sujets d’automatisation et d’industrialisation. Passionné par la technologie, il se plaît à travailler avec Java (sur les dernières versions de Spring Boot), Angular ou encore l’IA, tout en restant lucide sur les limites de cette dernière. Et si son quotidien est rythmé par l’architecture logicielle, ses soirées le sont tout autant… par l’impression 3D ! Rencontre avec un profil à la fois technique et créatif.
En quoi consiste ton rôle d’architecte logiciel ?
L’idée, chez nous, est d’automatiser tout ce qui était fait manuellement par les devs : vérification de la compilation, exécution des tests, analyse de la qualité et de la sécurité du code. À terme, on vise même l’automatisation du déploiement. Mon rôle se concentre sur les tests end-to-end et de non-régression. Grâce à des robots qui simulent des scénarios utilisateurs en continu, on évite les mauvaises surprises avant les livraisons. C’est un défi passionnant, car il faut maîtriser les outils et bien comprendre nos processus pour tout automatiser efficacement.
Concrètement, comment se traduit l’automatisation dans la pratique ?
En ce moment je travaille sur un projet dont l’objectif est d’améliorer l’automatisation des tests sur la solution SBS Core Amplitude. C’est-à-dire vérifier automatiquement que le code fonctionne comme prévu, sans erreur, à chaque modification. Nous avons de gros enjeux de performance sur ce projet et tout l’enjeu est de travailler à rendre les tests plus efficaces. Ça demande beaucoup de coordination avec les équipes : par exemple, réfléchir à des environnements à la demande capables de monter une instance complète d’Amplitude juste pour lancer des tests, tout en gardant des temps d’exécution acceptables. L’objectif ? Gagner en agilité, tout en améliorant la qualité.

L’automatisation permet déjà de gagner un temps précieux. Mais depuis un an, l’IA s’est invitée dans ton quotidien. Quel impact a-t-elle eu ?
Depuis environ un an, on a vraiment intégré l’IA dans nos outils de développement. Le principal avantage, c’est clairement la rapidité. Sur un projet d’automatisation des tests, par exemple, je développe quasiment tout avec l’IA, et le gain de temps est énorme. Ça permet de travailler sur d’autres projets en parallèle. C’est également très utile pour comprendre rapidement du code existant, même ancien ou peu commenté.
En revanche, il faut rester vigilant : le risque, c’est de trop lui faire confiance sans regarder le code derrière. À force, on peut perdre la compréhension de ce qu’on a construit, et le jour où il faut reprendre à la main, on a l’impression d’arriver sur un projet qu’on ne connaît pas, alors qu’on travaille dessus depuis deux semaines. C’est ça, le vrai danger.
Justement, en parlant de vigilance, quels sont les défis que tu rencontres en tant qu’architecte logiciel ?
Il y en a beaucoup, en réalité. Le premier défi, c’est déjà de faire fonctionner une application ! Ensuite, il faut réussir à répondre au besoin : parfois celui d’un client externe, parfois celui d’équipes internes, comme pour les tests automatisés. Dans tous les cas, on part du besoin et on essaie de trouver la meilleure solution technique pour y répondre.
Je me rends compte aussi que notre métier demande des connaissances très larges. L’informatique ne se limite pas à maîtriser un langage comme Java : il faut comprendre les outils, les architectures, les pratiques… et accompagner l’équipe sur ces sujets qui évoluent en permanence. Et enfin, il y a tout le travail de veille : identifier ce qui est vraiment pertinent pour nous, le mettre en pratique, et parfois convaincre les collègues. Ça fait clairement partie des défis du quotidien.
Qu’est-ce que tu aimes le plus dans l’architecture ?
Ce que j’aime le plus dans l’architecture, c’est le fait de concevoir une solution dans sa globalité, pas seulement de développer. Par exemple, lorsque j’ai travaillé sur un connecteur GED (Gestion de Document Électronique), qui reliait notre core banking à des gestionnaires de données externes, j’ai vraiment pris plaisir à réfléchir à une solution à la fois utile pour les utilisateurs et solide techniquement. On avait de vrais enjeux techniques à résoudre, et c’était la première fois que j’avais une vraie liberté dans les choix d’architecture. C’est ce mélange entre compréhension du besoin, réflexion technique et prise de décision qui me motive le plus.
Sur un plan plus personnel, y a-t-il des hobbies qui influencent ta façon d’aborder le travail ou inversement ?
Je fais pas mal d’impression 3D. Et en fait, ce que j’aime le plus, ce n’est pas seulement imprimer une pièce, c’est surtout la concevoir. Je crée surtout des objets utilitaires, souvent sur mesure, pour la maison. Ça demande de réfléchir en amont à l’usage de la pièce, aux contraintes, aux forces qui vont s’y appliquer, à sa résistance, et aussi à la façon dont elle va être imprimée.
En y repensant, je me suis rendu compte qu’il y avait un vrai parallèle avec ce qu’on fait ici. Que ce soit pour un objet physique ou pour un logiciel, il faut anticiper tout ce qui peut arriver dès la phase de conception. Et puis il y a aussi ce côté amélioration continue : partir de quelque chose qui existe déjà, le modifier, l’améliorer… un peu comme dans l’open source ou en développement logiciel. C’est vraiment ça qui me plaît.
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