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Comment définirais-tu simplement l’audit digital, et pourquoi est-ce important dans les services financiers aujourd’hui ?

L’audit digital, c’est une façon plus intelligente et plus rapide pour les financeurs de suivre leurs actifs financés. C’est une plateforme cloud avec une application mobile, utilisée par les concessionnaires pour réaliser eux-mêmes les audits, ce qui réduit fortement le besoin d’inspections physiques, souvent coûteuses en temps et en ressources.

Mais attention, il ne s’agit pas de remplacer les équipes d’audit. Au contraire, elles peuvent aussi utiliser l’outil. L’idée, c’est de leur laisser plus de temps pour se concentrer sur les audits critiques, en cas de risque ou d’investigation poussée.

Et sur l’importance ? L’audit digital est devenu une évidence. Ce n’est plus une question de si, mais de quand.

Quel est ton rôle dans l’équipe Digital Audit, et sur quels types de missions interviens-tu ?

Je suis coordinateur produit et projet, ce qui veut dire que je touche à pas mal de choses : collecte des besoins en ateliers clients, configuration des environnements, création de supports de formation…

Un point dont je suis particulièrement fier, c’est notre AVS (Automated Verification System). Il valide les photos d’audit grâce aux métadonnées GPS et à la détection intelligente d’images. Il peut repérer une photo trafiquée, par exemple une capture d’écran ou une photo imprimée, et il s’améliore en continu grâce au machine learning.
On traite des milliers d’images chaque jour, donc c’est un vrai plus pour nous et nos clients.

Y a-t-il un problème que tu as aidé à résoudre et dont tu es particulièrement fier ?

Je trouve toujours satisfaisant de résoudre un problème et, pour en citer un en particulier, je dirais l’amélioration des rapports sur les images d’audit rejetées.

On traite des volumes énormes, on prévoit plus de 2 millions d’images traitées par l’AVS en 2025. Un client nous a fait remarquer que certains paramètres manquaient dans son rapport régulier. Alors, avec notre directeur commercial, on a retravaillé le rapport de fond en comble.

Non seulement ça a aidé ce client, mais ça nous a aussi donné de nouvelles idées à partager avec d’autres. Ça peut sembler anodin, mais ce sont ce genre de petits changements qui font vraiment la différence pour les utilisateurs, et qui lancent parfois des améliorations plus larges. C’est pour ça que j’en suis fier.

Si tu n’avais aucune limite, ni budget, ni contrainte technique ou de temps, qu’aimerais-tu ajouter à SFP Digital Audit?

Bonne question ! En ce moment, je dirais que notre future application native Android et iOS ouvre la voie à pas mal de possibilités. Une fois qu’elle sera en place, on aura une base solide pour explorer d’autres domaines de vérification d’actifs, au-delà des audits classiques.

Donc même si la liste de souhaits est longue, c’est cette app qui me motive particulièrement en ce moment.

Comment priorisez-vous les fonctionnalités à développer quand tout semble important ?

C’est toujours un défi. Chacun a sa propre vision, donc on en discute en équipe.

Personnellement, je privilégie les fonctionnalités qui améliorent concrètement l’expérience des utilisateurs finaux, les concessionnaires et les auditeurs.

Avec mon passé en support, je sais à quel point c’est frustrant quand quelque chose ne fonctionne pas bien. Du coup, je garde toujours l’utilisateur au cœur de chaque décision.

Comment vois-tu l’impact de l’IA sur le futur de l’audit digital ?

L’IA va tout changer. Aujourd’hui, on détecte des anomalies, mais avec une IA plus avancée, on pourrait commencer à prédire les problèmes, par exemple, repérer un défaut de paiement potentiel avant qu’il ne se produise. Ce serait un vrai levier pour les banques, qui pourraient agir plus tôt et éviter les gros risques.

Et ce n’est pas tout : l’IA peut améliorer le traitement des données, la génération d’insights, et l’efficacité globale des équipes. Le futur de l’audit, ce n’est pas juste trouver les problèmes, c’est les éviter. Et c’est là que l’IA nous mènera.

Une anecdote drôle ou inattendue à partager depuis que tu es dans l’équipe ?

Oh oui, il y en a. On vérifie parfois manuellement un échantillon d’images d’audit, et certaines sont… surprenantes.

Une fois, j’ai vu une photo d’une Jeep Wrangler avec un squelette d’Halloween assis sur le pare-chocs, les bras posés sur le pare-buffle.
On a aussi vu des véhicules encore dans leur caisse, ou même une voiture dans laquelle arbre poussait à travers ! Ce genre de moment te décroche un sourire pendant une journée bien chargée.

Un conseil qui t’a marqué dans ta carrière ?

Il y a des années, mon parrain, Glenn Brightwell, m’a transmis un conseil qui m’est toujours resté :
« Rapidité, excellence, bon marché – choisis-en deux. »

J’ai découvert plus tard qu’on appelle ça le triangle des contraintes, et je l’ai retrouvé dans chacun des postes que j’ai occupés. C’est un bon rappel : livrer un produit ou un service demande toujours de trouver le bon équilibre. Et dans le monde du SaaS, c’est pareil.

Les clients aimeraient souvent avoir les trois, mais dans l’équipe SFP Digital Audit, on suit un principe simple : « Si ça vaut la peine d’être fait, ça vaut la peine d’être bien fait. On ne cherche pas à faire des rustines : on construit un produit durable, prêt pour l’avenir. Et on en est fiers.


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Caroline Béguin

Content Lead

SBS